Les planètes au fil de l’Yvette

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Et pourtant, elles tournent... très loin !


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Vue d’artiste du satellite COROT, à la recherche d’exoplanètes, © CNES. D. Ducros

Jusqu’en 1995, on ne connaissait que les planètes en orbite autour du Soleil. Désormais, il n’est pas une semaine sans que les astrophysiciens ne découvrent une nouvelle « exoplanète » tournant autour d’une autre étoile...

Repérer une exoplanète à côté de son étoile, beaucoup plus brillante qu’elle, équivaut à observer un ver luisant au pied d’un phare de Marseille... depuis Paris ! Plus de 350 ont été détectées dont les plus lointaines sont à 20 000 années-lumière de la Terre, même si très peu ont été « vues » au sens littéral du terme. Deux méthodes sont les plus largement utilisées, même si d’autres se développent.

Première solution : détecter l’infime mouvement périodique que la planète induit sur l’étoile et qui se traduit par un décalage dans la fréquence de la lumière émise. On accède ainsi à la masse de la planète et à sa distance à l’étoile. Cette méthode, la plus largement utilisée, permet de trouver les grosses planètes (de la masse de Neptune à plusieurs fois celle de Jupiter) proches de leurs étoiles (plus que la Terre ne l’est du Soleil).

Deuxième solution : repérer le passage de la planète devant l’étoile grâce à la très faible baisse de luminosité qu’elle induit, comme lors d’une éclipse. On peut ainsi connaître le rayon de la planète.

Si l’on combine les deux méthodes, du rayon et de la masse, on déduit la densité donc la nature de la planète : gazeuse ou rocheuse.

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Image composite représentant l’environnement proche de l’étoile Bêta pictoris et l’une de ses exoplanètes, © ESO-CNRS-INSU.

Ce texte a été affiché sur Le panneau de Jupiter d’octobre 2009 à décembre 2010.


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